Le rapport à la Tunisie
Taoufik Beilghit est interrogé sur son rapport à la Tunisie : retournait-il "au pays" lorsqu'il jouait à Monaco ? Quels étaient ses relations avec la communauté tunisienne de France ?
Des ressources pour l'histoire de l'immigration
Taoufik Beilghit est interrogé sur son rapport à la Tunisie : retournait-il "au pays" lorsqu'il jouait à Monaco ? Quels étaient ses relations avec la communauté tunisienne de France ?
Le 13 avril 1958, Ammar Rouaï quitte la France pour Tunis afin de rejoindre l'équipe du FLN au côté de neuf joueurs algériens évoluant dans le championnat de France. Il relate ici ses motovations et les conditions de son départ pour Tunis.
Il raconte l'accueil très froid reçu à Tunis et le revirement de situation qui fait suite à la médiatisation du départ de ces joueurs. Il évoque enfin ses souvenirs de tournées de l'équipe du FLN dans les pays de l'Est, tournées qui s'achèvent en 1962, après l'indépendance de l'Algérie.
Arrivé en France, Ammar Rouaï découvre "un autre monde" et un traitement différent des français à son égard par rapport à ce qu'il avait connu des colons en Algérie. Il revient dans cet extrait sur l'accueil des dirigeants, entraîneurs et du public français à Besançon puis à Angers et sur le rôle joué par le football dans cette intégration. Il évoque également ses rapports avec les autres immigrés maghrébins vivant à Angers.
Hassan Akesbi raconte son enfance à Tanger et sa découverte du football dans la Médina.
Taoufik Beilghit nous livre son regard sur le monde du football actuel, sa commercialisation, et sur l'équipe nationale tunisienne.
Ammar Rouaï nous livre sa vision du football maghrébin des années 2000 et notamment les raisons qui, selon lui, expliquent les échecs du football algérien depuis les années 1980.
Stéphane Mourlane interroge Kader Ferhaoui sur ses rapports avec la communauté maghrébine.
Ammar Rouaï a très tôt l'ambition de faire une carrière de footballeur professionnel, il raconte dans cet extrait ses motivations, en quoi son staut d'indigène l'a poussé à fuire l'Algérie colonisée. Il explique par la suite les conditions de son départ d'Algérie et de son arrivée en France où il intègre le club de Besançon.
Sur l'invitation d'Yvan Gastaut, président de We are football association, Cherif Oudjani commente l'exposé de Marion Fontaine. Il dresse également une comparaison entre sa carrière et celle de son père au sein du club de Lens et de l'équipe nationale algérienne.
Ahmed Oudjani rejoint le club lensois en 1958. Marion Fontaine décrit le contexte de cette arrivée et en quoi ce recrutement peut apparaître comme une exception dans la politique traditionnel du "club des Gueules noires".
En 1958, Rachid Mekhloufi est sélectionné en équipe de France, année où se déclare la guerre d'Algérie. Le 14 avril 1958, il rejoint Tunis en compagnie de neuf autres joueurs évoluant dans le champoinnat de France afin de constituer l'équipe du FLN. Il revient sur cette période, ses motivations, et les premiers pas de cette équipe.
Taoufik Beilghit est interrogé sur son rapport à la France : l'image qu'il avait du football français avant d'intégrer l'AS Monaco, son intégration dans ce club, dans le championnat français et plus généralement dans la société française et le rôle joué par le football dans cette intégration. Il aborde également la question du racisme.
Stanislas Frankiel décrit en quoi la pratique du football a pu être pour les footballeurs algériens un vecteur d'acculturation aux valeurs de l'occident.
L'aventure de l'équipe du FLN se poursuit sur quatre ans jusqu'à l'indépendance de l'Algérie en 1962. Rachid Makhloufi évoque ses tournées au sein de cette équipe.
En 1962, il choisit de rentrer en France : il relate dans cet extrait les conditions de son retour à l'A.S. Saint-Etienne et sa carrière chez les verts jusqu'en 1968, date à laquelle il remporte la coupe de France contre Bordeaux en réalisant un doublet.
Après 1962, Ammar Rouaï rentre en France et réintègre le club d'Angers pendant un an. Il prend alors la décision de rentrer en Algérie pour participer à la construction du pays en tant que formateur du club de Sidi Bel Abbes où il restera 14 ans.