En conclusion, Yvan Gastaut soutient que les films français des années 1975-1985 montrent deux réalités : un scénario anti-raciste culpabilisant pour la société française mais avec des acteurs arabes sans voix d'un côté. De l'autre, des oeuvres stéréotypées où l'arabe est un délinquant. Ces deux réalités montrent selon lui la marginalisation des maghrébins dans la société française de cette époque.
Interventions des historiens > 3ème session Enjeux et perspectives > Yvan Gastaut, « Flic ou voyou : la figure du Maghrébin et le fait-divers dans le cinéma Français ».
En conclusion, Ouami Ould-Braham évoque la fin de la carrière de Tahar Hanache à la télévision comme programmateur de la 4e chaîne de la RTF, développant en Algérie les programmes en arabe et en kayle et le sort qui lui est réservé après l'indépendance de son pays.
Interventions des historiens > 2ème session Parcours singuliers et genre > Ouahmi Ould-Braham, « Un itinéraire singulier d'un cinéaste algérien en France à l'époque coloniale ».
Leslie Kealfoher expose tout d'abord le rôle de la lettre dans l'expérience des femmes maghrébines à travers le film Un dimanche matin à Marseille, à travers laquelle est posée la question de l'illettrisme et de la dépendance aux autres.
Interventions des historiens > 2ème session Parcours singuliers et genre > Leslie Kealfoher, « Les Voix des Maghrébines en France dans les courts métrages de production française »
Les banlieues deviennent l'espace privilégié des immigrés dans l'imaginaire national. Avec un film comme La Haine, l'image de l'arabe se transforme, c'est un français d'origine immigrée parmi d'autres qui se trouve confronté aux problèmes de sa génération.
Interventions des historiens > 3ème session Enjeux et perspectives > Julien Gaertner, « Quand la marge immerge le centre : la vitalité artistique et le poids économique des Maghrébins dans le paysage cinématographique français ».
Les recherches de Leslie Kealfoher commence avec des documentaires des années 1970. Dans les années 1980, il y a peu de productions. Celles-ci se tournent vers le passé et l'histoire des parents à partir des années 1990. Les thématiques dépendent de la place des femmes dans le film. On en distingue deux principales : l'histoire des familles et le rapport à la population majoritaire.
Carrie Tarr revient sur le corpus sur lequel repose son étude, corpus qui privilégié les subjectivités féminines et la narration de femmes de la première, deuxième ou troisième génération.
Interventions des historiens > 2ème session Parcours singuliers et genre > Carrie Tarr, « Le rôle des femmes dans le cinéma des réalisatrices d'origine maghrébine en France 1980-2010 ».
Les années 1980 marquent l'avènement du "cinéma beur", cinéma des quartiers et la conquête de l'image par la seconde génération. Deux films sont représentatifs de cette période : Le Thé au harem d'Archimède de Mehdi Charef et Bâton rouge de Rachid Bouchareb. Ils sont caractéristiques de la conquête du statut de personnage de fiction par l'immigré allant à l'encontre des stéréotypes établis.
En 1946, Tahar Hanache devient producteur indépendant. Ouahmi Ould-Braham dresse la chronologie des films qu'il produit et réalise jusque dans les années 1950.
Interventions des historiens > 2ème session Parcours singuliers et genre > Ouahmi Ould-Braham, « Un itinéraire singulier d'un cinéaste algérien en France à l'époque coloniale ».
Le changement du mode de distribution des films à partir de 1993 explique l'évolution de l'image des immigrés ou des personnes d'origines immigrée parce que ces derniers deviennent des consommateurs de cinéma. Les enjeux économiques font émerger le modèle du héro "beurmondo" comme Sami Nacéri dans Taxi.
Interventions des historiens > 3ème session Enjeux et perspectives > Julien Gaertner, « Quand la marge immerge le centre : la vitalité artistique et le poids économique des Maghrébins dans le paysage cinématographique français ».
A l'opposé des pratiques marchandes, un cinéma d'auteur émerge où des cinéastes d'origine maghrébine sont élevés au rang d'artiste comme Bouchareb ou Kechiche. J. Gaertner conclut sur une intégration réussie des artistes français d'origine maghrébine, force motrice du cinéma français.
Interventions des historiens > 3ème session Enjeux et perspectives > Julien Gaertner, « Quand la marge immerge le centre : la vitalité artistique et le poids économique des Maghrébins dans le paysage cinématographique français ».
En introduction, Ouahmi Ould-Braham dresse une chronologie du cinéma en Algérie de 1905 à 1925 en mentionnant les premiers réalisateurs "natifs" Félix Mesguich et Samama Chikly. Puis il introduit son sujet en présentant Tahar Benelhannache (ou Tahar Hanache pour le cinéma), un homme qui a traversé des décennies de cinéma de 1925 à 1963 en y exerçant de multiples métiers.
Interventions des historiens > 2ème session Parcours singuliers et genre > Ouahmi Ould-Braham, « Un itinéraire singulier d'un cinéaste algérien en France à l'époque coloniale ».
« Le Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes œuvre depuis près de 20 ans à la valorisation des patrimoines de l'oralité et en particulier des musiques de tradition orale sur le territoire régional. Il mène notamment des projets de recherche-action fondés sur le recueil de témoignages musicaux auprès des habitants des territoires multiculturels et la réédition d'archives sonores. (&) Cette année, le CMTRA poursuit ses travaux de recherche et de valorisation des cultures musicales franco-maghrébines à travers le projet « Place du pont production ». Tour d'horizon de la grande mosaïque des musiques populaires maghrébines produites à Lyon, il sera dédié aux cassettes et aux 45T, ces objets démocratiques de diffusion tombés en désuétude. Ce projet à la fois patrimonial et tourné vers la création contemporaine sera l'occasion de faire redécouvrir un aspect méconnu de l'héritage musical lyonnais et d'analyser les conditions d'émergence d'une musique nouvelle, fruit de métissage et constitutive d'identités nouvelles. »
« Les politiques publiques dédiées aux quartiers populaires périphériques des grandes villes ont façonné des paysages qui ont partie liée avec le Patrimoine de l'Immigration, du fait de leur peuplement et des types d'actions réalisées. C'est pourquoi le versement des archives administratives des politiques de DSQ, DSU, Politique de la Ville, CUCS, etc. (et autres GPU, GPV, ZFU, PRU, PRE, CLSPD...) est à promouvoir dans les collectivités locales et les préfectures afin de les conserver et les rendre disponibles pour la recherche. Or, ces archives ont une fragilité propre liée à leur mode de production »
« Depuis la fin des années 1980 et le début des années 1990, on assiste à une inflation croissante sur l'histoire et la mémoire des immigrations en France voire en Europe. Sur le plan national, l'inauguration de la « Cité nationale de l'histoire de l'immigration » (CNHI), en 2007, témoigne de la connaissance et de la reconnaissance des apports migratoires successifs participant ainsi à la constitution de l'identité(s) française conjuguée au passé et au présent pluriel. Sur le plan régional, on observe également, depuis la fin des années 1990 notamment, un intérêt grandissant commun et partagé de la part des politiques publiques régionales (particulièrement à travers l'Etat et les collectivités locales), favorisant, en effet, un soutien conséquent aux actions socioculturelles renvoyant au processus de la patrimonialisation de l'immigration. »