Entretien de Isabel Tore Paez par Maëlle Maugendre
Principaux sujets évoqués :
Motifs politiques et économique de la double migration (Espagne, Maroc, France), l'investissement associatif tardif.
Des ressources pour l'histoire de l'immigration
Principaux sujets évoqués :
Motifs politiques et économique de la double migration (Espagne, Maroc, France), l'investissement associatif tardif.
Principaux sujets évoqués :
Militantisme politique et associatif, rôle de la femme dans le milieu associatif
Principaux sujets évoqués :
Militantisme politique et associatif
Principaux sujets évoqués :
Militantisme politique et associatif, rôle de la femme dans le milieu associatif
Principaux sujets évoqués :
Lien entre militantisme politique et associatif, historique des mobilisations associatives espagnoles dans la région Rhônes-Alpes.
Habitant du Bois l'Abbé depuis 1972, Claude Guerrier est militant à la section campinoise du parti communiste et devient conseiller municipal en 1983. Il est successivement délégué à l'immigration, en 1989 au logement et en 2008 au renouvellement urbain. Il raconte l'achat de terrains à Champigny par l'Etat à la fin des années 1960, la construction du parc de logement de l'OPAC 75, la dégradation progressive des 2500 logements par manque d'entretien et les demandes renouvelées de la mairie d'obtenir la gestion du parc locatif ainsi que la maîtrise de l'attribution des logements. Il raconte le référundum organisé en mai 1990 puis l'amorce d'un dialogue avec les bailleurs sociaux, la rénovation extérieure des bâtiments, l'obtention de 30% de logements attribués, les politiques de la ville et en 2006 le projet soutenu par l'ANRU (Agence nationale pour le renouvellement urbain). Il décrit également les différentes vagues d'immigration (portugaise, africaine).
Raoul Blé, salarié de l'association depuis 2005 et Aissata Camara, présidente de l'association font un constat sur les problèmes présents au Bois l'Abbé : la drogue, le chômage et la violence. Ils déclinent les actions d'Oxy'jeunes : accompagnement des jeunes en ou sortant de prison, inserttion sociale, aide à la parentalité, groupe de paroles, prévention de la délinquance, solidarité internationale... Ils expliquent les difficultés financières rencontrées, la recherche de subventions, la place de l'association dans le tissu associatif campinois, et la volonté de conserver une autonomie vis àvis des partenaires.
Il travaille puis s'installe à Champigny-sur-Marne. Il raconte l'obtention d'un appartement auprès du bailleur Paris-habitat avant de faire venir sa famille dans le cadre du regroupement familial. Il décrit la répartition entre bailleurs entre Champigny et Villliers-sur-Marne. Il détaille les premières actions comme médiateur au Bois l'Abbé : le repas partagé. Au départ, le repas est initié par la section à Champigny de l'UTSF créée en 1984 puis est reprise par le collectif Communautés africaines du Val-de-Marne. En juin 2002, il créé une autre association Solidarité africaine pour pérenniser le travail de médiation.
Suite images N° 244 et 245.
« Le Nomadis » est l'un des derniers bars musicaux du quartier ouvert tardivement. Il est fréquenté par une clientèle populaire.
Dans un décor transformé, rebâti, modernisé, le quartier semble avoir conservé ses habitudes et allures d'autrefois. La rue demeure un lieu d'échanges, un espace où les uns et les autres se retrouvent hors des intérieurs.
Saliou Dia poursuit sur les images négatives véhiculées sur les quartiers de banlieue, les impasses professionnelles pour les jeunes scolarisés et diplômés venant de ces quartiers. Il s'interroge sur sa décision d'avoir fait venir ses enfants en France et quel avenir possible pour eux. Il s'interroge sur le fait de demander la nationalité française. Il parle du peu d'avenir des jeunes de ce quartier enclavé rebaptisé Boismako comme manque d'intégration pour les populations et l'abandon de ses populations. Il parle de la création d'une autre association : la caravane du casier judiciaire pour prévenir les jeunes des risques d'avoir une inscription au casier judiciaire.
« Le Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes œuvre depuis près de 20 ans à la valorisation des patrimoines de l'oralité et en particulier des musiques de tradition orale sur le territoire régional. Il mène notamment des projets de recherche-action fondés sur le recueil de témoignages musicaux auprès des habitants des territoires multiculturels et la réédition d'archives sonores. (&) Cette année, le CMTRA poursuit ses travaux de recherche et de valorisation des cultures musicales franco-maghrébines à travers le projet « Place du pont production ». Tour d'horizon de la grande mosaïque des musiques populaires maghrébines produites à Lyon, il sera dédié aux cassettes et aux 45T, ces objets démocratiques de diffusion tombés en désuétude. Ce projet à la fois patrimonial et tourné vers la création contemporaine sera l'occasion de faire redécouvrir un aspect méconnu de l'héritage musical lyonnais et d'analyser les conditions d'émergence d'une musique nouvelle, fruit de métissage et constitutive d'identités nouvelles. »
Extrait du texte de Péroline Barbet
« Les politiques publiques dédiées aux quartiers populaires périphériques des grandes villes ont façonné des paysages qui ont partie liée avec le Patrimoine de l'Immigration, du fait de leur peuplement et des types d'actions réalisées. C'est pourquoi le versement des archives administratives des politiques de DSQ, DSU, Politique de la Ville, CUCS, etc. (et autres GPU, GPV, ZFU, PRU, PRE, CLSPD...) est à promouvoir dans les collectivités locales et les préfectures afin de les conserver et les rendre disponibles pour la recherche. Or, ces archives ont une fragilité propre liée à leur mode de production »
Extrait de l'intervention de Véronique Marzo.
« Depuis la fin des années 1980 et le début des années 1990, on assiste à une inflation croissante sur l'histoire et la mémoire des immigrations en France voire en Europe. Sur le plan national, l'inauguration de la « Cité nationale de l'histoire de l'immigration » (CNHI), en 2007, témoigne de la connaissance et de la reconnaissance des apports migratoires successifs participant ainsi à la constitution de l'identité(s) française conjuguée au passé et au présent pluriel. Sur le plan régional, on observe également, depuis la fin des années 1990 notamment, un intérêt grandissant commun et partagé de la part des politiques publiques régionales (particulièrement à travers l'Etat et les collectivités locales), favorisant, en effet, un soutien conséquent aux actions socioculturelles renvoyant au processus de la patrimonialisation de l'immigration. »
Extrait du texte d'Elkbir Atouf